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Formule E – Rome, Paris, Monaco: la saison 5 débarque en Europe…

C’est la saison 5 de la Formule E et il y a déjà eu six pilotes victorieux en six manches, d’Antonio Felix da Costa en Arabie Saoudite, à Jean-Eric Vergne, le champion en titre, en Chine, en passant par Jérôme d’Ambrosio à Marrakech, Sam Bird à Santiago du Chili, Luca di Grassi à Mexico et même Edoardo Mortara à Hong Kong…

Ca fait une jolie brochette de pilotes, et même six équipes différentes (BMW Andretti, Mahindra, Virgin, Audi, Venturi et DS Techeetah). Ca fait plus que la moitié du plateau actuel de 11 écuries, l’année du changement très attendu de la monoplace de base, baptisée Gen2, avec une autonomie accrue des batteries: plus besoin de changer de voiture à mi-course, ce qui a encore ajouté du piment à la série la plus innovante du sport automobile.

Avec l’ePrix de Rome ce samedi, dans la Ville Eternelle, celui de Paris le 27 avril, dans la Ville Lumière, et celui de Monaco le 11 mai, dans la Principauté la plus glamour de la planète people, cette saison 5 va vivre en moins d’un mois trois moments-clé, sur trois circuits très typés, très délicats. Et bien malin qui pourrait dire si “JEV”, malgré un début de saison catastrophique, va reprendre le contrôle des opérations, ou si un autre pilote, ou un autre constructeur, va réussir à participer à la fête, en gagnant à son tour…

Une chose est déjà sûre, la FE est en train de passer un cap, les courses sont de plus en plus animées et le spectacle est toujours au rendez-vous, avec toujours des polémiques, des controverses et des pénalités, comme en F1.

Et à l’heure où la F1 va afficher 1000 Grands Prix au compteur, ce week-end en Chine, il faut se souvenir que la FE vient tout juste de franchir, le mois dernier, la barre des 50 ePrix disputés depuis le 13 septembre 2014 à Pékin, pour le tout premier ePrix de l’histoire.

En moins de cinq ans, pendant que Mercedes, Ferrari et Red Bull monopolisaient les victoires et les podiums de F1 avec des monoplaces à moteur hybride, un éventail beaucoup plus large de constructeurs a réussi à créer le “buzz” autour de sa présence en FE, dans des courses disputées en centre ville, avec un nombre croissant de pilotes de tous âges venus de la F1 et de l’endurance. Cette saison 5 est vraiment celle de la maturité, avec un casting de très haut niveau.

Jugez plutôt: Felipe Massa (ex-Ferrari F1) a rejoint cet hiver son compatriote Nelson Piquet Jr (ex-Renault F1), mais aussi Luca di Grassi (ex-Virgin F1), Sébastien Buemi et Jean-Eric Vergne (ex-Toro Rosso F1, tous les deux), soit les quatre premiers champions de la série imaginée par Alejandro Agag, alias “le visionnaire”, et très soutenue, depuis l’origine, par la Fédération internationale de l’automobile (FIA) .

Il y a aussi, désormais, en plus de ces têtes d’affiche, toute une nouvelle génération de pilotes plus jeunes qui sont arrivés tout près de la F1, comme pilotes d’essai ou de développement, mais n’ont pas réussi à s’installer durablement dans la catégorie-reine.

Alors ils ont basculé en FE et, à chaque interview, ils disent leur plaisir d’évoluer dans une catégorie où tout le monde peut gagner, car les budgets et donc les performances sont proches, d’une écurie à l’autre. La preuve cet hiver.

Stoffel Vandoorne chez McLaren, Pascal Wehrlein chez Manor et Sauber, Sam Bird, Oliver Turvey et Gary Paffett chez Mercedes, Oliver Rowland chez Renault, Robin Frijns chez Caterham,

Alex Lynn qui vient d’arriver chez Jaguar, tous ont eu la chance de rouler en F1, certains en course (Vandoorne, Wehrlein), les autres en essais privés, puis la porte s’est refermée. Mais ils sont la génération montante de la FE, celle que les futurs constructeurs prévus dans les prochaines années, à commencer par Mercedes et Porsche, quasiment prêts, regardent de près.

Car en attendant une révolution éventuelle en F1, à l’horizon 2021, et un hypothétique partage plus équitable du gâteau, la FE continue à se développer, à progresser, à innover et à intéresser. Après Rome, Paris et Monaco, il y aura Berlin en mai, Berne en juin, et enfin New-York en juillet, pour un week-end de clôture qui s’annonce torride.

Pour le moment, à mi-saison, il y a 6 pilotes qui se tiennent en 10 points, d’Antonio Félix da Costa (62 points), le leader très fragile, à Edoardo Mortara (52 points), qui a apporté à Venturi sa toute première victoire en FE, à Hong Kong. Et quatre écuries regroupées en… deux points (Virgin et Mahindra 97 points, Audi 96 points, DS Techeetach 95 points), en tête du classement des Teams. Les temps changent, tant mieux…

jean eric vergne

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garry paffett HWA

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